Réaliser un Court-Métrage avec un Epagneul: Mode d’Emploi

Si vous faites partie des 1347 personnes qui ont vu la vidéo de notre campagne de crowdfunding, vous vous êtes sûrement demandé comment on avait réalisé un tel chef-d’œuvre cinématographique (et oui, à partir de 1000 vues sur facebook on ne sent plus ses chevilles gonfler). Et bien c’est tout simple (ou presque), voici comment réussir un court-métrage avec un épagneul en 10 étapes :

ETAPE 1 : S’équiper -avec les moyens du bord

D’abord, trouver un chien. Mais pas n’importe lequel -et oui, en tant qu’incarnation du Waf, il fallait qu’il soit gentil, dynamique, rigolo et un peu foufou. Evidence : il me fallait un épagneul. Grosse erreur. Mais ça, dans mon enthousiasme pré-tournage, je ne pouvais pas m’en rendre compte. En plus ça tombait bien, mes grands-parents en ont une parfaite -Gina, 5 ans, rousse et blanche. Ah, oui, dans le film elle s’appelle Sookie -c’est son nom de scène, avec 1347 vues, il fallait bien protéger sa vie privée…

Ensuite, il faut un cameraman -ou dans mon cas, une camerawomen. Attention, très important : si vous êtes du type hyperactif, stressé et hystérique, il vaut mieux prendre quelqu’un qui est complètement l’inverse. Moi j’ai choisi ma sœur, Constance, qui pour le coup est posée, détendue, et relaxe. Tellement relaxe d’ailleurs qu’elle a failli rater son train pour aller jusqu’au lieu de tournage. Mais bon passons.

ETAPE 2 : Faire des scénarios irréalisables

Au début, quand on imagine sa vidéo crowdfunding, on voit les choses en grand : un chien qui saute à travers un cerceau en feu, qui court jusqu’à une piscine dans laquelle elle plonge en saut de l’ange, pour aller chercher un os sur lequel il y a gravé en lettre d’or « Le Waf – What else ? ». Puis après on se rappelle qu’on a un budget équivalent à un café du restaurant universitaire, et des compétences en éducation canine qui ont encore besoin d’être travaillées. Du coup on essaye d’être réaliste, et on enlève le superflu -le cerceau finalement il n’a pas besoin d’être enflammé. Ou même de faire partie de la vidéo.

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ETAPE 3 : Baisser ses ambitions de manière radicales en ce qui concerne les exploits que peut réaliser un épagneul

Une fois qu’on a complètement abandonné l’idée du cerceau et de la piscine, ce n’est pas fini ! Parce que tu penses que tu es raisonnable en t’attendant à ce que ton épagneul réussisse à faire coucou avec sa patte à force de biscuits et de morceaux de poulet ? Que nenni ! Même ça c’est impossible ! Et je ne vous parle même pas de la scène où vous vous contorsionnez à deux dans un gilet taille 38 pour que Gina fasse semblant d’avoir des mains d’humain pour se gratter la tête et boire du thé. Vous pensiez que c’était possible de faire asseoir un épagneul pendant 30 secondes ? Non plus !

ETAPE 4 : Garder son calme

On inspire. On expire. On se dit qu’au pire, si la vidéo échoue et que la campagne de crowdfunding se plante, on peut revendre son Business Plan à Royal Canin puis reprendre les études en droit. Puis on se ressaisit et c’est reparti.

ETAPE 5 : S’adapter à ce que sait réellement faire un épagneul

Du coup qu’est-ce qu’on fait ? On revoit son scénario de A à Z, et on s’adapte. Tiens, comme quand il a commencé à faire de l’orage au moment où on filmait notre scène cruciale. Manque de pot, Gina a super peur de l’orage. Donc au lieu de rentrer dans son rôle de chien trop heureux d’être au Waf, elle s’est cachée sous un banc et a tremblé comme une feuille pendant toute une après-midi. Du coup on fait au mieux, et on rajoute une scène dans laquelle Sookie se cache sous un banc parce qu’elle a fait pipi sur le tapis.

ETAPE 6 : Se demander si on peut photoshoper un chien qui danse

Non. Non on ne peut pas.

dog-dancing

ETAPE 7 : Filmer une même prise 50 fois parce que ton double-menton ressort

Ou alors parce que tu n’arrives pas à dessiner les 3 petits bonhommes qui représentent tes crowdfunders, et que si tu les dessines en moches ils vont mal le prendre et ensuite rien crowdfunder du tout. Ou alors parce que ton chien a décidé qu’il fallait faire une pause-pipi pour la quatrième fois pendant une scène qui devrait normalement durer 10 secondes.

ETAPE 8 : Garder son calme (on le répète parce que c’est très important)

On remet en cause toutes ses valeurs et on se demande si c’est légal d’affamer un peu (juste un peu) son chien pour qu’il écoute un peu mieux les instructions. Puis on se rappelle que de toute façon il sait ouvrir le frigo et ne se privera pas d’aller piocher dans les réserves. Du coup on innove et on essaye de varier les aliments pour qu’il reste alerte. Une fois le stock de poulet épuisé, on passe aux couennes de jambon -ça par contre ça marche super bien.

ETAPE 9 : Enfin réussir à filmer cette scène vitale qui était impossible à filmer

Dans notre cas c’était celle où Gina et moi cohabitions dans le gilet polaire à l’intérieur duquel il faisait 180°. Bien sûr, Gina ça ne lui a pas trop plu, malgré les biscuits sur la table en face. Mais au bout de la 5ème fois, bingo ! Ma vie retrouve un sens.

ETAPE 10 : Le montage -la partie facile

A la fin du week-end, on a 4 heures de vidéos -dont 3 heures 57 minutes de moi qui court après Gina en m’époumonant « MAIS FAIS CE QU’ON TE DIT ET TU L’AURAS TON MORCEAU DE POULET B…. de *# !!&_@!!?/#! ». Du coup on fait le tri, et ça donne une jolie petite vidéo sympathoche où les chiens ont l’air super-obéissants et les maîtres méga- relaxes.

Conclusion : avec tout ce mal qu’on s’est donné, on espère vous retrouver sur Ulule où le Waf attend votre soutien pour décoller !

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